samedi 24 novembre 2007

Message subliminal?

Je vous invite aujourd'hui dans mon supermarché, le seul au monde sans doute à s'adresser directement à ses clients, et d'une façon, comment dire... peu courtoise.
Je me tenais devant la balance électronique, un sachet de clémentines corses dans une main, de granny smiths dans l'autre, m'apprêtant à poser les pommes (on oublie les seins du post précédent...) sur le plateau, quand soudain, mon regard est tombé sur la touche-produit 78 . Admirez plutôt (merci monsieur téléphone portable ):



Vous avez bien lu: "MOCHE".
Dois-je le prendre comme une remarque qui me serait personnellement adressée (parce que, désolée Hervé, mais je ne ressemble ni à Lara Croft, ni à la jeune femme en soutif DIM en dessous...)?
Le vendeur attend-il que je monte sur la balance pour évaluer ma masse de mocheté?
Cela signifie-t-il que les supermarchés Champion vendent des cuissots de moche au rayon boucherie?
Arf... trop de questions... toutes plus horribles les unes que les autres...
La pire étant " Les Français savent-ils écrire lisiblement et sans faute?", à laquelle je suis malheureusement obligée de répondre: "NON".

mercredi 21 novembre 2007

Osmose, osmose...faut le dire vite!

Roulements de tambour!!! Une fois n'est pas coutume, je vais parler aujourd'hui d'un vrai truc de fille... pour parler djeun's, je vais être GIRLY!

Poussée dans ce temple de la consommation qu'est le grand centre commercial de Beurkville par un irrépressible et impérieux besoin de me défouler sur ma carte bleue (ouais, bon, ok, c'est pompeux... mais c'est plus drôle que de dire que je devais renouveler ma garde-robe...), je me suis retrouvée cet après-midi, comme souvent, au rayon lingerie... Et là, croyez-le ou non, je me suis amusée comme une petite folle!
Oui, je sais, en théorie, c'est plutôt supposé être le futur terrain de jeu de ces messieurs, mais pour une fois, c'est moi qui me suis éclatée avec ces merveilles de technologie que sont les soutiens-gorge.
Normalement, je me contente de les regarder sous toutes les coutures, de tirer sur les bretelles pour tester leur résistance (opération de la plus haute importance!), de vérifier l'agrafage, mais là...

Je suis tombée sur un ovni.
Le fameux "Osmose" de DIM.
Le choc fut rude...
Il aurait fallu être aveugle pour ne pas le remarquer, seule tache noire luisante façon pétrole dans cette marée saisonnière de lingerie couleur prune, rouge, violette, rose ou blanc imprimé fleuri...
Je me suis donc arrêtée devant la chose. Et je l'ai prise en mains (non non, pas de sous-entendu salace svp, croyez-moi, la chose en question n'y incite guère...).

Premier constat: c'est moche. Ca ressemble à un soutien-gorge orthopédique pour femme venant de subir une augmentation mammaire. Ils ont beau proposer deux modèles ("Graphique" - un conseil,Monsieur DIM, virez vos graphistes...- et "Empire"...), aucun ne me paraît digne d'entrer en contact avec mon auguste poitrine. OK, ce soutif est une révolution technologique puisqu'il assure un super maintien sans armatures, mais du coup, la ligne même du sous-vêtement s'en trouve complètement modifiée, tout paraît fait d'un bloc, il n'y a plus cet ensemble élégant de lignes, de courbes, de fronces, de plis, qui fait souvent le charme de la lingerie...pour vous donner une idée, on dirait une combinaison de gore-tex!


Bon, ok, là, vous pouvez quand même trouver ça un peu "joli"... sauf que, au risque de vous décevoir, la chose sera portée par des femmes qui ne seront pas constamment sous les feux des projecteurs, maquillées de reflets irisés sur l'ensemble de leur corps, au demeurant parfait, dans une posture hautement sexy façon "Je fais la gueule et je t'emmerde". Pour le dire simplement, porté par la femme lamba, ce soutif a tout pour virer mémère moche en moins de deux.
Parce que force est de le constater, ce soutien-gorge n'a rien de féminin, rien de raffiné, rien de séduisant.
Et que dire de la couleur choisie pour le modèle de la campagne pub, cet espèce d'argenté façon plastoc qui fait ressembler les seins à des obus en partance pour la planète "MALE"...? Croyez-moi, en vrai, sous la lumière crue d'un rayon lingerie de supermarché, ça n'a rien de glamour!D'ailleurs, je ne suis pas la seule à le penser: écoutez le témoignage de Marie, étudiante de 23 ans, qui a testé la chose (rubrique "les femmes témoignent")...La marque a lourdement investi dans sa campagne, et n'a même pas réalisé la portée des sous-entendus formulés par cette jeune-femme au sortir de la cabine d'essayage: "Beh en fait, il fait une jolie poitrine...on croirait pas comme ça, en le voyant, mais euh..si".
CQFD.

L'intérêt éventuel de ce soutien-gorge ne réside donc pas dans son esthétique, mais dans sa REVOLUTION technologique: il ne possède aucune armature. "Mais comment tout ça peut-il tenir sans armatures?" me direz-vous...eh ben c'est du silicone magique qui fait tout le boulot!
Oui oui, magique! J'ai passé 10 minutes à rigoler toute seule dans le rayon, en tripotant dans tous les sens les bonnets, appuyant partout, comprimant le milieu, le côté, le dessus, m'extasiant sur l'effet pâte à modeler... pour enfin découvrir la réelle utilité de ce soutien-gorge.

Il suffit de le malaxer pour rire et se détendre.
C'est en fait un soutien gorge anti-stress!


NB: Allez voir par là si, comme moi, vous aimez vous prendre la tête sur des histoires de soutien(s-?-)-gorge...

dimanche 18 novembre 2007

Week-end à Rome...

Voilà ce dont j'aurais besoin...
Une vingtaine de jours seulement que ce blog est ouvert, et voilà déjà que mon boulot me bouffe au point de ne même plus avoir la force d'écrire 5 lignes...alors dessiner, n'en parlons même pas! Pour ça, il faut avoir l'esprit libre, loin des copies, des collègues cons, des bulletins à remplir, des gamins dont on ne sait plus quoi faire...
Du coup, pour décompresser un peu, je n'ai que le temps de repenser aux jours heureux...et jours heureux pour moi, ça veut dire soleil, dolce vita et Italia!
Bon, ok, les 3 fois où je me suis rendue aux pays des pâtes, j'étais accompagnée en moyenne de 50 morveux plus ou moins gentils selon les années (parfois adorables, quand même, je ne suis pas une vieille sorcière qui mange les gosses...), mais n'empêche, à chaque fois, la magie était là...Cette impression de vivre dans un temple vivant de la beauté sous toutes les formes ne m'a pas quittée une seule fois durant mes voyages en Italie: où qu'on tourne la tête, il y a une merveille à admirer, une lumière à capturer, une couleur dans laquelle se fondre...
Ces moments-là, j'en avais tellement rêvé qu'au retour de ma première escapade italienne, j'ai sombré dans une mini-dépression. C'est sans doute mon seul point commun avec Stendhal qui a vécu la même chose pour les mêmes raisons: le choc esthétique et le retour à la morne réalité ensuite ont été trop violents pour qu'on ait pu s'en sortir indemnes.
Pour vous dire à quel point je rêvais de vivre cette violence artistique, j'ai retrouvé dans mes cartons un vieux dessin que j'ai fait en mai 92, quand j'étais en 1ère:


Arf... rien que de repenser à la vraie Sibylle de Delphes, cachée dans un coin de la Chapelle Sixtine, j'en ai la chair de poule et sûrement les yeux qui brillent...
Mais bon, la prochaine fois que je la verrai, je préfèrerais que ce soit avec un charmant monsieur plutôt qu'avec un troupeau de gamins posant des questions à tout va!

lundi 12 novembre 2007

Quoi, tu le trouves moche mon baggy???

Deuxième embûche à éviter dans les méandres collégiens: le "Coude rageur", pointé subitement par une élève qui s'offusque de façon impromptue, et ce en plein escalier, de ne pas voir ses goûts vestimentaires appréciés à leur juste valeur.
Cette réaction est vivement et immédiatement soulignée d'un arrêt instantané de la progression vers ce temple du savoir qu'est la classe, ce qui occasionne aussitôt un embouteillage humain. La marée d'élèves ne manque pas alors de submerger, par un mouvement de sac et de ressac, la malheureuse enseignante que je suis, déjà mise à mal par l'insolent duo radio-cubital de la morveuse fashionista.


Variante du "Coude rageur": "la Nuque insolente", figure hautement extatique durant laquelle la blondinette qui fait tourner les têtes s'arrête en plein escalier pour aérer d'un geste félin sa somptueuse chevelure , en soulignant la posture d'un lancer d'épaules et d'une cambrure hautement provocante, surtout pour la tête du professeur qui a l'idée saugrenue de se trouver derrière la demoiselle et non devant, à l'admirer béatement.

D'autres suggestions? Faites péter les comms, avec des histoires vraies, je veux du sang, des bleus, des plaies!!!